La CFDT première organisation syndicale chez Aube Bedding

Publié le 28/03/2017 à 15H06
  

Une équipe CFDT renforcée, un nouveau départ

 

A Bar sur Aube, l’usine connue sous le nom de Cauval, qui fabrique pour de grandes marques (Simmons, Dunlopillo, Treca…) des matelas des sommiers et des banquettes, a subi de nombreuses restructurations, des changements de noms et de propriétaires. Suite au dépôt de bilan en mai dernier, un nouvel actionnaire, Perceva, a pris le contrôle du Groupe. Les cinq unités de ce site ont été regroupées en une seule: Aube Bedding.

Ce fut une opportunité pour les militantes CFDT de former une nouvelle équipe, en regroupant des salariés d’horizon syndical divers, qui avaient la même volonté d’établir un dialogue constructif avec la direction et avec les autres organisations syndicales, dans l’intérêt de l’ensemble des salariés.

Ils et elles se sont rencontrés, se sont déplacés dans les ateliers, ont discuté avec les salariés, ont sollicité le syndicat CFDT Construction Bois de l'Aube, pour dégager des pistes de travail et présenter des listes aux élections professionnelles. Un tract distribué à la sortie de l’usine présentait les principaux points de revendication suite à la fusion des cinq anciennes unités : renégociation des accords d’entreprise et harmonisation des acquis, conditions de travail, salaires, formation, déroulement de carrières ; les candidats se sont présentés avec un véritable projet collectif.

Les efforts ont été payants : la CFDT est devenue la première organisation syndicale d’Aube Bedding, devançant la CGT, historiquement majoritaire dans ce bassin d’emploi, et les autres organisations. La CFDT remporte la moitié des postes des diverses instances représentatives du personnel, une victoire dont elle peut être fière, mais aussi une responsabilité dont les nouveaux élus ont pleinement conscience.

Il faut souhaiter beaucoup de courage à cette section qui devra rester unie, malgré les inquiétudes qui pèsent encore sur ce site. En janvier, l’activité a été réduite et le personnel dont le temps de travail est annualisé n’a travaillé que trois ou quatre jours par semaine. Les élus CFDT ont demandé au Président du directoire de venir rencontrer le comité d’entreprise, pour débattre, en toute transparence, du contexte de l’entreprise et des perspectives d’avenir.